Nation à Nation

Respect, réconciliation et action

Tout au long de ma campagne, j'ai présenté de grandes idées transformatrices pour bâtir le Canada juste, vert et prospère que les néo-démocrates et les progressistes veulent voir.

Pour bâtir notre avenir commun, nous devons jeter un regard honnête sur notre passé. Un juste compte rendu de l'histoire de notre pays doit inclure la réalité de la colonisation et les impacts profonds du néocolonialisme sur les peuples autochtones de cette terre.

Engageons-nous à établir une véritable relation de nation à nation entre le gouvernement fédéral et les peuples autochtones fondé sur le respect, la réconciliation, la consultation et l'action réelle.

Un gouvernement Caron va:

  • Adopter et mettre en œuvre toutes les recommandations de la Commission de vérité et réconciliation du Canada (CVR) qui relèvent du champ de compétence fédéral.

  • Signer immédiatement la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA).

  • S'engager dans des discussions régulières convenues de nation à nation au sujet de la participation directe sur la mise en œuvre des traités, ainsi que des échéanciers et des mécanismes nécessaires pour réaliser les recommandations de la CVR et les obligations de la DNUDPA.

  • Développer un processus visant à élaborer conjointement une Proclamation royale de réconciliation et un Pacte de réconciliation en fonction des principes d'engagement énoncés dans la DNUDPA.

  • Mettre en place un nouveau financement pour soutenir les systèmes de gouvernance locale et la reconstruction des nations.

  • En collaboration avec les peuples autochtones, entreprendre un examen des lois et des politiques fédérales clés afin d'améliorer et simplifier les politiques actuelles et les rendre conformes avec les articles de la DNUDPA. Ces travaux seront suivis, évalués et rapportés annuellement par un Conseil national pour la réconciliation, qui sera établi par le Parlement du Canada en consultation avec les peuples autochtones.

  • Servir comme médiateur avec d'autres entités telles les provinces et les territoires et l'Église catholique, pour les encourager à mettre en oeuvre les recommandations de la CVR, ainsi que les interpeller sur des questions d'éducation, de réforme du curriculum et plus encore.

 

Dans le cadre de ce dialogue essentiel de nation à nation, Guy Caron s'engage sur les enjeux suivants:

 

Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées

  • Réinitialiser et modifier le mandat et les processus de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées en consultation avec les familles touchées et les organismes de revendication des droits des femmes, des filles et des membres des communautés autochtones LGTBQ2S. Cela comprendra également des fonds supplémentaires qui seront déboursés sous la direction des femmes autochtones, des filles, des personnes LGBTQ2S et des familles touchées.

  • Éliminer tous les obstacles en matière de politiques qui empêchent le travail de l'Enquête nationale.

  • Élargir la portée de l'Enquête nationale pour inclure les pratiques et les politiques de la police et, sur demande, participer aux processus de la Table des quatre coins impliquant les peuples autochtones et les organismes qui ont été touchés par la violence, ainsi que les gouvernements fédéral, provinciaux et municipaux pour résoudre les problèmes de la sécurité communautaire et de la discrimination à l'égard des femmes, des filles et des personnes LGBTQ2S autochtones.

  • Intégrer immédiatement des fonds pour l'engagement et la consultation de la communauté, et les processus de guérison selon les directives des femmes, des filles, des personnes LGBTQ2S, et des familles touchées par la violence.

  • Fournir des ressources supplémentaires aux familles à risque qui incluent l'exploration de consultations avec les peuples autochtones pour les soutenir, pour améliorer le logement, les problèmes de sécurité alimentaire et les traumatismes intergénérationnels.

 

Pacte sur l’eau potable

  • Abroger la Loi sur la salubrité de l’eau potable des Premières Nations, tel que résolu par les chefs d'assemblée, et le remplacer par un nouvel accord conclu avec la collaboration et le consentement des peuples autochtones.

  • Conclure un pacte solennel de fournir de l'eau propre à toutes les communautés autochtones et investir un montant initial de 4,7 milliards $ sur 10 ans pour améliorer les systèmes d'eau dans les communautés autochtones.

  • Créer de nouveaux accords de cogestion des ressources et aider à élaborer et mettre en œuvre des plans de durabilité de l'eau avec les Premières nations, les Métis et les Inuits avec une représentation de l'Association des premières nations (APN), du leadership, et des organismes qui oeuvrent sur le terrain.

  • En partenariat et en consultation avec les peuples autochtones, évaluer et inclure dans les rapports du gouvernement fédéral les impacts des grands projets énergétiques sur les bassins versants et les ressources en eau.

 

Environnement, énergie et changement climatique

  • Consulter et collaborer par l'entremise de la Commission canadienne de la transmission de l'énergie (CTEC) et de l'Agence canadienne d'information sur l'énergie (CEIA) (deux nouveaux organismes créés avec la refonte de l'Office national de l'énergie tel que prévu dans Justice climatique: un plan immédiat pour un meilleur avenir avec tous les partenaires autochtones concernés afin obtenir un consentement éclairé, libre et préalable pour tous les projets de pipelines et de gaz naturel.

  • Soutenir la création d'un Comité mixte sur l'action climatique entre les peuples autochtones et le gouvernement fédéral afin d'assurer l'inclusion et le consentement éclairé, libre et préalable sur les projets et les politiques en matière de changement climatique.

  • Communiquer au président américain Donald Trump le soutien du gouvernement fédéral canadien pour la protection du terrain de vêlage sacré du troupeau de caribous de Porcupine.

 

Création d'emplois, élimination de la pauvreté et activité économique

  • Entreprendre des discussions avec l'APN, les organismes autochtones sur le terrain, et les détenteurs individuels de droits pour développer une nouvelle relation fiscale de nation à nation entre le gouvernement fédéral et les peuples autochtones.

  • En coordination avec les communautés autochtones, organiser un dialogue de nation à nation pour développer des meilleures pratiques pour partager les revenus des projets d'extraction de ressources dans les territoires autochtones qui ont obtenu le consentement éclairé, libre et préalable des peuples autochtones.

  • Suivre et publier les taux de pauvreté dans les réserves et les territoires grâce à une nouvelle enquête nationale qui suit les principes de recherche autochtones énoncés dans Propriété, contrôle, accès et possession (PCAP), examinant l'emploi et l'activité économique dans les réserves. Avec ces données, et sur une base de nation à nation, mettre sur pied une nouvelle Stratégie de développement du marché du travail et des ressources humaines autochtones.

  • Créer un revenu de base à la disposition de toute personne issue des communautés autochtones vivant sous le seuil de faible revenu (SFR) dans leurs collectivités respectives.

  • En consultation avec les peuples autochtones, mettre en œuvre mon plan Les Travailleurs avant tout : Emplois et croissance pour le XXIe siècle pour fournir des soutiens transitoires aux communautés autochtones et aider à cibler des investissements directs dans les réserves et les territoires pour la création d'emplois, la production d'énergie renouvelable et les nouveaux projets d'infrastructure.

  • Mettre à jour les règlements pour les institutions financières réglementées par le gouvernement fédéral afin d'introduire des règles de divulgation complètes et équitables et de nouveaux règlements bancaires pour résoudre des problèmes tels que l'accessibilité, la pertinence des produits et la formation du personnel. Cela sera associé à l'élaboration et à la mise en œuvre de mécanismes d'application plus stricts en ce qui concerne les pratiques financières prédatrices et discriminatoires envers les personnes autochtones.

 

Logement

  • Avec les partenaires autochtones, négocier la création d'un fonds standardisé annuel qui sera géré par les communautés autochtones pour offrir des logements sécuritaires et durables à zéro émission dans les réserves. Cela comprend un engagement minimum de 770 millions $ par année pour couvrir le déficit immobilier de 10 milliards $ qui persiste dans les réserves.

  • Élaborer conjointement des termes de référence avec la représentation de l'APN, les titulaires individuels de droits des autochtones, et les groupes régionaux autochtones de politiques et de logement pour la création d'un Groupe de travail chargé d’élaborer une Stratégie nationale de logement et d'infrastructure autochtone, qui comprendra une planification à long terme pour les logements sur réserve et hors réserve.

 

Éducation

  • Éliminer immédiatement l'écart dans le financement fédéral de l'éducation pour les enfants autochtones éduqués sur réserve et hors réserve. Cela comprend un engagement ferme à investir 724 millions $ par année sur les études postsecondaires autochtones et à résilier immédiatement le plafond de financement de 2%.

  • Tel qu'exigé par la DNUDPA, abroger immédiatement l'article 43 du Code criminel du Canada pour prévenir la violence contre les enfants au nom de la correction.

  • Consulter les éducateurs et les administrateurs autochtones pour élaborer une stratégie conjointe pour éliminer les lacunes éducatives entre les peuples autochtones et non autochtones.

  • Élaborer une nouvelle législation sur l'éducation avec la pleine participation et le consentement éclairé des peuples autochtones qui est conforme aux articles décrits dans la DNUDPA.

  • En utilisant les principes de recherche énoncés dans le programme PCAP, faciliter la prise de décision fondée sur des données, publier des rapports annuels sur le suivi du financement de l'éducation des enfants autochtones sur réserve et hors réserve, et élaborer un processus de recherche pour comparer les données sur l'éducation et le revenu des peuples autochtones avec les personnes non autochtones pour pouvoir  travailler activement pour combler l'écart.

  • En consultation avec les peuples autochtones, élaborer une stratégie pour revitaliser les langues autochtones, y compris la promulgation d'une nouvelle Loi sur les langues autochtones, en intégrant les principes suivants: reconnaître que les droits des autochtones incluent des droits de langues autochtones; fournir un financement dédié pour la revitalisation et la préservation des langues autochtones (et en veillant à ce qu'elle reflète la diversité des langues autochtones); reconnaître que le processus de préservation, de revitalisation et de renforcement des langues autochtones est mieux géré par les peuples autochtones; nommer, en consultation avec des groupes autochtones, un Commissaire aux langues autochtones pour aider à promouvoir les langues autochtones et assurer un financement approprié des initiatives linguistiques; encourager les institutions d'enseignement postsecondaire à créer de nouveaux programmes de diplôme dans les langues autochtones; et enfin, demander à tous les paliers de gouvernement de permettre aux survivants des pensionnats et à leurs familles de réclamer les noms modifiés par le système scolaire résidentiel en renonçant aux frais administratifs pendant une période de cinq ans pour le processus de changement de nom et la révision des documents d'identité officiels, tels que les certificats de naissance, les passeports, les permis de conduire, les cartes de santé, les cartes d'état et les numéros d'assurance sociale.

 

Santé et bien-être

  • Mettre en œuvre le principe de Jordan

  • Rétablir immédiatement 14,778 millions $ par année de financement pour les organismes représentatifs provinciales et territoriaux autochtones et négocier des fonds supplémentaires.

  • Améliorer la formation et la rétention des professionnels de la santé travaillant dans les communautés autochtones en rétablissant immédiatement le financement de l'Initiative des ressources humaines en santé autochtone (IRHSA) aux niveaux de 2005-2010 (soit une augmentation de 15,5 millions $ par année).

  • Sous la direction des peuples autochtones, soutenir les communautés autochtones dans la reconstruction des systèmes de santé et de bien-être traditionnelles, y compris les programmes de santé mentale, grâce à un investissement initial de 27,9 millions $ par an.

  • Par l'entremise de Santé Canada et de la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits (DGSPNI), augmenter les 'investissement dans le programme de capital des installations de santé de 350 millions $ pour effacer les listes d'attente existantes et réserver 20,9 millions $ supplémentaires par an pour éliminer les listes d’attente et prévenir les retards futurs.

  • Par l'entremise de Santé Canada et la DGSPNI, consacrer 65 millions $ par an aux initiatives de cybersanté dans toutes les communautés autochtones en fonction des besoins et des priorités communautaires identifiés localement.

  • Rendre le programme Programme d'aide préscolaire aux Autochtones dans les réserves universellement accessible en augmentant le financement de 59 millions $ à 347 millions $ par an.

  • Faire en sorte que la programmation de l'Initiative en santé buccodentaire pour les enfants (ISBE) soit universellement accessible à tous les enfants autochtones (de 0 à 18 ans) dans les réserves en augmentant le financement de 3,5 millions $ par an.

  • Augmenter le financement du VIH / SIDA de Santé Canada-DGSPNI de 16,8 millions $ par année pour atteindre les objectifs de l'ONUSIDA.

  • Faire un investissement de rattrapage de 79,5 millions $ pour le financement des soins à domicile aux autochtones, programme qui n'a connu aucune croissance depuis 1999; et en utilisant les chiffres les plus récents, augmenter le financement des soins à domicile autochtone de 62,1 millions $ par an.

  • Financer pleinement les soins palliatifs et les soins de fin de vie pour les personnes autochtones à 50 millions $ par an.

  • Par l'entremise de Santé Canada-DGSPNI, assurer la parité salariale des travailleurs communautaires dans le cadre de programmes de santé mentale et contre l'abus de substances grâce à un financement additionnel de 232,29 millions $ par an.

  • Par l'entremise de Santé Canada-DGSPNI, assurer une augmentation de fonds annuel pour le Programme des services de santé non assurés (SSNA) du taux actuel de 5% à 8%, ce qui nécessitera 35,4 millions $ supplémentaires, pour une augmentation totale de  94,4 millions $.

 

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